Power Platform
27 October 2026

Power Platform : comment mon architecture peut changer ma facture

Le licensing Microsoft est compliqué, cette phrase n’étonnera personne, et encore plus dans le contexte Power Platform.

Pourtant, s’y intéresser et comprendre les avantages et les inconvénients de chaque produit permet, dans bien des situations, de limiter la facture, surtout sur un grand nombre d’utilisateurs.

Licences pour 48 utilisateurs : tout en Premium, paiement à l’usage, ou un flux Power Automate Process six fois moins cher

Résumé de l’article

Le coût d’un projet Power Platform tient en trois questions : combien d’utilisateurs, à quoi l’application se connecte, et combien de requêtes elle consomme par jour. Tant que les applications et les flux n’utilisent que des connecteurs standard, les licences Microsoft 365 suffisent ; un connecteur premium, comme SAP, impose des licences premium. L’article suit un cas concret : une application de notes de frais avec contrôle budgétaire dans SAP, pour 40 demandeurs et 8 valideurs. Trois architectures répondent au même besoin : tout le monde en Power Apps Premium, l’application en paiement à l’usage, ou un seul flux Power Automate licencié en Process qui interroge SAP. La troisième revient plus de six fois moins cher que la première. D’où le conseil : poser la question des licences dès le cadrage du projet.

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Plan de l'article
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Licences Power Platform : de quoi on parle

Si vous devez vous pencher sur des technos Power Platform, la licence dont votre projet aura besoin tient en 3 questions :

  • Combien d’utilisateurs ? Power Platform se licencie par utilisateur nommé.
  • À quoi se connecte-t-elle ? Le projet utilise des connecteurs standard ou premium.
  • Combien d’appels par jour ? Chaque licence donne droit à un quota de requêtes par utilisateur et par 24 h.

La frontière entre standard et premium

La question « À quoi se connecte-t-elle ? » reste la plus importante.

En réalité, vos licences Microsoft 365 incluent déjà des droits Power Platform, tant que vos applications et vos flux utilisent des connecteurs standard.

Si vous utilisez des connecteurs premium, en revanche, il faudra passer par des licences premium, et là, plusieurs options s’offrent à vous :

  • Un connecteur premium dans Power Apps implique des licences premium pour les utilisateurs :
    • Licence Power Apps Per App : 5 $ par utilisateur et par application et par mois (attention, elle n’est plus vendue que par certains revendeurs de licences) ;
    • Licence Power Apps pay as you go : 10 $/utilisateur/app/mois, si l’application est ouverte dans le mois ;
    • Licence Power Apps Premium : 20 $ par utilisateur et par mois.
  • Pour les licences Power Automate, je vous conseille d’aller lire notre article dédié à la licence Power Automate, qui aborde ce sujet. En résumé, la personne qui doit porter la licence dépend du déclencheur du flux :
    • Licence Power Automate Premium : 15 $/utilisateur/mois ;
    • Licence Power Automate Process : 150 $/flux/mois.

La question du nombre d’actions

On aborde également ce point dans l’article dédié à Power Automate, mais le nombre d’actions réalisées par les flux et les applications entre lui aussi en compte dans le choix des licences. Pour résumer :

  • En standard, 6 000 requêtes sont autorisées par 24 h ;
  • En premium, on peut monter jusqu’à 40 000, voire 250 000 requêtes par 24 h.

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Les trois questions d’une licence Power Platform : nombre d’utilisateurs, connecteurs standard ou premium, requêtes par jour

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Expression de besoin

Jérémy doit réaliser une application de gestion des notes de frais avec contrôle budgétaire. La volumétrie cible est de 40 demandeurs, 8 valideurs et environ 150 demandes par mois.

Sachant que le groupe pour lequel il travaille ne veut pas dépenser des milliers d’euros de licences par mois, il propose plusieurs approches :

  • Une application de saisie des notes de frais, avec saisie des informations et envoi de la demande en approbation dans Teams. Les informations sont stockées dans SharePoint. Pour le contrôle budgétaire, les valideurs doivent ouvrir SAP pour vérifier s’il reste du budget sur ce poste de dépense. Cette solution est couverte par les licences Microsoft 365 existantes, donc sans coût supplémentaire, mais elle fonctionne en mode dégradé : on conserve le besoin de consulter l’information dans SAP.
  • La même application, mais connectée directement à SAP, afin de savoir, sans ouvrir son interface, si le budget est disponible. Cette solution couvre 100 % du besoin, mais elle bascule en premium.

Le groupe préférerait la seconde option, plus complète, qui correspond à 100 % au besoin, sur une application 100 % sur mesure.

Néanmoins, il a besoin d’un estimatif du coût des licences.

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Cas pratique de notes de frais : option standard sur Microsoft 365, ou option premium connectée à SAP pour le budget

L’architecture : ce qui fait toute la différence

L’endroit où l’on positionne la licence premium peut vraiment changer la facture.

En réfléchissant au besoin exprimé plus haut, le réflexe est de se dire : mon application Power Apps devient premium. Mais en réfléchissant plus profondément au besoin des utilisateurs, on se rend compte que les 40 demandeurs n’ont pas besoin d’accéder à SAP : seuls les valideurs en ont besoin, et pour une interrogation ponctuelle.

Mieux encore, le traitement dans lequel SAP intervient peut être porté par un flux Power Automate autonome.

Pour un même besoin, on peut donc se retrouver avec 3 factures différentes :

Architecture Par mois Calcul Qui porte la licence premium
Tout le monde en Power Apps Premium 960 $ 48 × 20 $ Les 48 utilisateurs
L’application en pay as you go 480 $ 48 × 10 $ Les 48 utilisateurs, s’ils ouvrent l’application dans le mois
Un flux Power Automate Process qui interroge SAP, déclenché par l’application 150 $ 1 × 150 $ Le flux seul : les utilisateurs restent en licences Microsoft 365

On se retrouve finalement à diviser la facture par plus de 6 en prenant une décision d’architecture différente.

Prix publics de Microsoft en dollars, par mois, avec engagement annuel, relevés le 27 octobre 2026. Le paiement à l’usage est facturé 10 $ par utilisateur actif et par application (documentation Microsoft), et un flux licencié en Process n’exige aucune licence de ses utilisateurs (FAQ des licences Power Automate).

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Trois architectures pour 48 utilisateurs : tout en Power Apps Premium, paiement à l’usage, ou un flux Power Automate Process

En conclusion : réfléchir aux licences dès le cadrage du projet

Avant de développer une application premium sur la Power Platform, il convient donc de se poser 3 questions :

  • Qui a vraiment besoin de la donnée premium ?
  • À quelle fréquence ?
  • Ce traitement peut-il être porté par un flux plutôt que par chaque utilisateur ?

Le sujet du licensing Power Platform n’est donc pas qu’une question de prix : c’est aussi une question d’architecture. Et il évolue très souvent, comme le montre l’arrêt récent des licences Per App.

Vous lancez un projet Power Platform, ou vous avez l’impression de payer trop cher vos licences actuelles ? Chez YoungData, nous analysons votre besoin et votre existant pour vous proposer l’architecture la plus juste, techniquement et financièrement.

Questions fréquentes

Power Apps est-il inclus dans Microsoft 365 ?

Oui, tant que l’application n’utilise que des connecteurs standard, comme SharePoint, Teams, Outlook ou Excel. Dès qu’elle utilise un connecteur premium, comme SAP, ou Dataverse, ses utilisateurs ont besoin d’une licence premium.

Qu’est-ce qu’un connecteur premium ?

C’est un connecteur que Microsoft réserve aux licences payantes : SAP, SQL Server, Salesforce, HTTP ou les connecteurs personnalisés, par exemple. Dans Power Apps comme dans Power Automate, ils portent la mention « Premium ».

Quelle licence pour une application Power Apps qui utilise un connecteur premium ?

Chaque utilisateur de l’application doit être couvert : licence Power Apps Premium, ou paiement à l’usage pour ceux qui ouvrent l’application dans le mois. Si seul un traitement ponctuel a besoin du connecteur premium, il peut être porté par un flux Power Automate licencié en Process, et les utilisateurs restent en licences Microsoft 365.

Combien de requêtes par jour donne une licence Power Platform ?

6 000 requêtes par 24 heures et par utilisateur avec les licences Microsoft 365, 40 000 avec une licence premium, et 250 000 pour un flux licencié en Process.

La licence Power Apps Per App existe-t-elle encore ?

Microsoft ne la propose plus sur sa page de tarification, qui ne présente plus que Power Apps Premium. Certains revendeurs la vendent encore : le prix et les conditions sont à vérifier avec eux.

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