Notes de frais, demandes d’achat, factures, budgets, reporting : une grande partie du travail d’une direction financière passe encore par Excel et les e-mails. Digitaliser la fonction finance ne demande pas de changer d’ERP : il s’agit d’outiller les processus qui gravitent autour.
En bref : digitaliser la finance sans changer d’ERP
La Power Platform se place à côté de l’ERP : des applications Power Apps pour la saisie et les validations, des flux Power Automate pour les circuits d’approbation et les relances, Power BI pour le reporting et le prévisionnel. Les écritures restent dans l’ERP ; les applications l’alimentent ou le lisent.
Les enjeux du DAF en 2026
- La facture électronique : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir leurs factures sous forme électronique, par une plateforme agréée. Les grandes entreprises et les ETI doivent aussi les émettre ; les PME et les microentreprises, à partir du 1er septembre 2027.
- La fraude : faux fournisseurs, changements de RIB, fausses demandes de virement. La parade passe par des validations tracées.
- Des clôtures plus rapides : moins de ressaisie et de rapprochements faits à la main.
- L’IA : lecture automatique des factures et des justificatifs, aide à l’analyse des écarts.
Les applications qui font gagner le plus de temps
| Processus | Application | Ce qui change |
|---|---|---|
| Notes de frais | Application mobile : photo du justificatif, lecture du ticket par AI Builder | Plus de ressaisie, validation du manager depuis Teams |
| Demandes d’achat et d’investissement | Formulaire et circuit d’approbation selon le montant | Délais de validation suivis, plus de demandes perdues dans les e-mails |
| Factures fournisseurs | Lecture des factures, rapprochement avec le bon de commande, approbation | Saisie et relances automatiques |
| Changement de RIB fournisseur | Demande tracée, double validation, rappel du fournisseur | Moins d’exposition à la fraude au faux fournisseur |
| Suivi budgétaire | Saisie des engagements par les services, consolidation automatique | Budget à jour sans fichier à consolider |
| Reporting et prévisionnel de trésorerie | Power BI alimenté par l’ERP et les exports bancaires | Tableau de bord prêt dès la clôture |
Trois exemples de nos clients, d’après leurs études de cas publiées : chez Radio RTS, les factures lues par AI Builder et validées dans Teams ont réduit de 40 % le temps de gestion et de 25 % les erreurs de saisie ; chez MDCV, plus de 1 000 bons de commande et toutes les factures fournisseurs sont passés par l’application en un an ; chez S.T. Dupont et Delvaux, l’application P4Demat centralise la saisie et l’approbation des factures des deux maisons, puis envoie les données validées dans l’ERP.
Le circuit complet des factures est détaillé dans notre article sur l’automatisation des factures fournisseurs.
Facture électronique : où intervient l’automatisation
Avec la réforme, les factures arrivent par la plateforme agréée sous forme de données structurées, et plus seulement en PDF. Selon la plateforme choisie, un flux Power Automate peut récupérer ces données, les rapprocher des commandes et lancer la validation, sans lecture de document. Les factures qui arrivent encore en PDF, d’un fournisseur étranger par exemple, passent par la lecture automatique d’AI Builder.
DAF et DSI : qui décide quoi
Le DAF porte les processus et les règles : qui valide quoi, à partir de quel montant, avec quels contrôles. La DSI garde la main sur la sécurité, les environnements, les accès aux données et la gouvernance des applications créées par les métiers (voir le citizen developer et la gouvernance). Les deux s’accordent sur un point : les données comptables restent dans l’ERP.
La méthode
Nous travaillons sans cahier des charges : un atelier pour comprendre le processus et le dessiner en logigramme, une maquette cliquable que la direction financière valide à l’écran, un budget fixé avant le développement, puis le développement. Une première application se livre en 4 à 6 semaines.
À lire aussi :
- Quelle licence Power BI choisir
- Le coût caché de la ressaisie d’informations
- L’application métier sur mesure : coût, délais et exemples
Questions fréquentes
Comment digitaliser la fonction finance ?
En partant des processus qui prennent le plus de temps ou exposent le plus au risque : notes de frais, demandes d’achat, factures fournisseurs, changements de RIB, reporting. Chacun devient une application ou un flux relié à l’ERP, déployé l’un après l’autre plutôt qu’en un grand projet.
Quels processus finance automatiser en premier ?
Ceux qui reviennent chaque jour et passent par plusieurs personnes : la validation des factures fournisseurs, les notes de frais et les demandes d’achat. Ils cumulent ressaisie, relances et risque d’erreur.
Faut-il changer d’ERP pour digitaliser la finance ?
Non, dans la plupart des cas. Les applications Power Platform se branchent à côté de l’ERP : elles collectent, valident et contrôlent les données, puis les y envoient ou les lisent pour le reporting.
Comment l’IA aide-t-elle le DAF ?
Elle lit les factures et les justificatifs à la place d’une personne, classe les documents, repère des anomalies et aide à commenter les écarts. Les décisions et les validations restent humaines ; l’IA supprime surtout la ressaisie.





